Origine du réseau Hospitalité

L’origine du réseau Hospitalité

Le Réseau Hospitalité est issu du réseau Sanctuaire créé en 2006 à Marseille. L’expression « Ville Sanctuaire » a été utilisée aux Etats-Unis (1985), puis en Angleterre (2005) (plus de détails dans « un peu d’histoire »), pour qualifier les villes proposant l’ « asile », le « refuge » (traduction littérale du mot sanctuary) en référence à l’antiquité méditerranéenne dans laquelle certains temples et villes, étaient dédiés à la protection absolue des personnes en danger pour leur vie, persécutées ou recherchées. L’expression « réseau Sanctuaire » ayant une connotation religieuse en France, le mot « Hospitalité » lui  a été préférée.

Au printemps2015, l’ampleur de l’arrivée de demandeurs d’asile/réfugiés et leur situation catastrophique, ont favorisé une prise de conscience : des centaines, des milliers de personnes dont un nombre conséquent n’ayant jamais, jusque-là, milité sur cette question, ont proposé leur concours pour agir ; cela va de la proposition d’aide alimentaire ou vestimentaire, voire d’hébergement, à l’engagement pour monter un réseau d’accueil pour les réfugiés.

Cette aide s’est effectuée dans un contexte où l’Etat n’assumait pas les responsabilités qui lui sont confiées, notamment par la directive européenne sur les normes minimales d’accueil des demandeurs d’asile qui exige des conditions « dignes » concernant le logement, l’alimentation, la santé, la scolarité pour les enfants, ainsi que la convention internationale sur les droits de l’enfant qui exige une protection inconditionnelle et immédiate.

 

L’hospitalité doit être entendueici,comme allant au-delà del’acte de générosité qui consiste à ouvrir sa porte et accueillir « chez soi ». L’hôte désigne, en effet, à la fois l’accueillant et l’accueilli, faisant du « chez moi » initial, un « chez nous ». L’hospitalité ouvre les frontières et implique des pratiques de partage, d’équité et de convivialité. Elle entend assumer un « vivre ensemble » qui offre à ce mouvement une dimension « politique » au sens large et premier du terme.

Les médias comme les politiques utilisent surtout le terme de migrants, sous-entendus économiques, et les distinguent des réfugiés, sous-entendus politiques. Le réseau se situe dans la ligne des responsables des Nations Unies[1] pour qui les raisons du départ, d’ordre politique, économique et climatique, sont maintenant entremêlées. Il est donc tout à fait raisonnable de considérer ces exilés comme des personnes en demande de protection, des « demandeurs d’asile », sachant qu’avant 1984, en France, on les appelait tous des « réfugiés ».

 


[1] Antonio Guterres, haut-commissaire aux Réfugiés, et Ban Ki Moon, secrétaire général.

 

Un peu d’histoire : Le mouvement sanctuaire

 

Origine du mouvement : Les années 1980 aux Etats-Unis

 

  • Éléments de contexte

Les conflits en Amérique Centrale

            Dans les années 1980, des guerres civiles ont éclaté au Guatemala, Nicaragua et Salvador. Une grande répression de la part des forces armées s'opérait envers la population. Les militaires ont tué près de 10 000 personnes au Salvador, 50 000 au Guatemala (plus 100 000 disparus) et ont massacré plus de 600 villages. En dix ans (entre 1980 et 1990), plus d'un millions de personnes de ces pays ont passé la frontière des États-Unis pour fuir les conflits dans leur pays et cherchant un refuge à l'étranger.

 

Une réponse gouvernementale : la répression de Reagan

            Les États-Unis ont joué un rôle dans le conflit au Nicaragua, en assurant un entraînement des hommes, des fonds, et des ventes d'armes dans le but de protéger la dictature mise en place. Ces mêmes hommes formés par les États-Unis furent ceux qui plus tard, tirèrent sur la population de leur pays.

            Face à la masse d'immigration des années 1980, le président des États-Unis de l'époque, Reagan, ne reconnaît pas les immigrés comme des personnes persécutées politiquement dans leur pays et donc répondant aux conditions de la demande d'asile. Il considère en effet qu'il s'agit d'une immigration économique et que ces personnes ne sont pas victimes de persécutions de la part de leur gouvernement.

            Une grande partie de ces immigrés fut donc poursuivie par la police fédérale des États-Unis (FBI), placés en centre de rétention et renvoyés dans leur pays, malgré la contestation de certains, soulignant le danger de mort pour eux de retourner dans leur pays.

 

  • Une réaction religieuse solidaire : the Sanctuarymovement

Quelle traduction de sanctuary ?

            Si la traduction spontanée de la notion de sanctuaryen France est sanctuaire, le terme anglais et américain a plusieurs acceptations. Il est directement lié à une autre notion, l'asile, qui donne une dimension de havre de paix. To seek sanctuary, très souvent employé dans les textes qui présentent le mouvement, signifie « rechercher l'asile », dans une dimension plus humanitaire que juridique. Dans la lignée de cette dimension humanitaire, la notion la plus répandue lorsque l'on parle de sanctuaryest celle de refuge, c'est-à-dire un lieu de mise à l'abri. Ainsi, si le terme français a une forte connotation religieuse, sanctuarytel qu'il est employé en anglais a une dimension, bien que sacrée, plus neutre.

            Par commodité de traduction, nous allons employer le terme sanctuaire dans ce texte mais la question reste ouverte.

 

Une réaction à la politique de Reagan

            Le mouvement sanctuaire des États-Unis est né à Tucson en Arizona en 1981, à l'initiative du révérend Fife. Celui-ci, après avoir été sollicité par un citoyen de Tucson à qui de nombreux immigrés du Salvador ayant tout juste traversé la frontière demandaient de l'aide, a décidé de déclarer son Presbytère Sanctuaire.

            Ce mouvement, au départ local, devint un mouvement national. La forte augmentation du nombre de personnes demandant une protection au Presbytère de Fife mettait le sanctuaire face à ses limites matérielles. Le révérend sollicita donc l'aide d'autres églises et d'autres associations engagées. La réponse fut immédiate de la part d'églises, de synagogues et de groupes laïques. Deux grandes philosophies de sanctuaires se dégageaient : celle héritée du Moyen-Age où les églises étaient utilisées comme sanctuaire, et une autre plus récente, héritée du mouvement The Underground Railroaddu XIXème siècle[1].

            31 villes se déclarèrent City of sancturay ou City of refuge, comme San Fransisco qui en 1989, vota une ordonnance lui donnant ce statut. Concrètement, cette ordonnance empêchait l'utilisation des fonds publics de la ville pour renforcer l'application de la loi fédérale sur l'immigration. Elle interdisait aussi aux employés municipaux d'aider la police fédérale, sauf si leur aide était formellement demander par une loi ou mandat fédéral.

            Les efforts déployés par les organisations religieuses influèrent dans leur environnement tant les autres groupes religieux que des organisations laïques. Trois grands secteurs se sont alors mobilisés : les avocats, les organisations religieuses et les réfugiés eux-mêmes. Les avocats ont organisé des permanences aux frontières. Les réfugiés s'organisèrent pour favoriser une aide mutuelle et échanger des conseils et informations légales. L'objectif du mouvement devenu national n'était pas de cacher les réfugier mais de mettre en valeur leur présence. Il s'agissait aussi de convaincre les réfugiés d'être des portes-parole afin d'expliquer les raisons de leur venue aux Etats-Unis, ce qu'il leur était arrivé personnellement et ce qu'il leur arriverait s'ils devaient retourner dans leur pays.

 

Les débats au sein du mouvement

            La question se posa de sensibiliser la population aux problématiques vécues par ces étrangers en quête d'asile, dans une perspective d'éducation de la population. Si certains y voyaient un acte politique, dans le sens d'une critique de la politique de Reagan, et donc un acte difficile à mettre en œuvre dans les écoles, le mouvement décida tout de même de mettre en place des ateliers de sensibilisation dans des écoles « alternatives ».

            Le débat existait aussi quant aux rapports à la loi qu'avait ce mouvement, dans une dimension morale. Si certains pensaient que ce mouvement, ne respectant pas la loi, était hors-la-loi, la grande majorité appela à suivre les traditions éthiques biblique et judéo-chrétienne, qui reconnaissent la supériorité de la valeur de la vie humaine en tant qu'enfant de Dieu et de l'amour du prochain. Ces principes éthiques devinrent les fondements du mouvement en suivant un double objectif : défendre les réfugiés et mettre en valeur les raisons du départ de ces pays de leur pays.

 

  • L'impact de ce mouvement

Les procès des sanctuaires

            Afin de casser le mouvement, une série de procès a été initiée par l'agence gouvernementale de l'immigration et de la naturalisation, le mouvement se confrontant alors à sa dimension hors-la-loi. En 1985, cette agence infiltra le mouvement en gagnant la confiance des membres afin d'obtenir des informations et de les rapporter. 16 religieux étasuniens et mexicains furent poursuivis pour aide illégale aux réfugiés. La défense s'est construite sur trois niveaux : elle s'est appuyée sur les textes religieux, les textes internationaux et les textes nationaux.

            Des manifestations dénoncèrent ces procès dans de nombreuses villes. Au final, 8 personnes furent condamnées pour des peines avec sursis ou de courts emprisonnements. Grâce à la popularité du mouvement, le gouvernement a fini par accorder le statut à certains réfugiés ayant participé au mouvement et impliqués dans les procès. En 1990, le Sénat vota une déclaration accordant un statut de protection temporaire pour les personnes venant d'Amérique Centrale et ayant besoin d'un refuge. Dans les faits, cette protection par une résidence permanente aux États-Unis ne s'appliqua qu'à partir de 1997.

 

Les bénéfices pour les populations

            Ce mouvement a tout d'abord permis à la population américaine de prendre conscience de la situation des réfugiés et de développer une solidarité qui transcendait les barrières culturelles, linguistiques, ethniques et qui favorisait un respect mutuel entre les américains du nord et les américains du centre.

            La grande majorité des réfugiés n'a pas été prise en charge par le mouvement sanctuaire. En revanche, la popularité du mouvement leur a permis de faire appel à des avocats spécialisés dans le droit des étrangers et d'utiliser les juridictions compétentes pour défendre leurs droits.

            Enfin, permettant la prise de parole pour ceux qui n'en avaient pas, le mouvement sanctuaire a favorisé l'implication dans le mouvement de réfugiés ayant obtenu leur statut et ainsi une aide mutuelle entre les personnes ayant vécus des parcours similaires.

 

 

Le mouvement sanctuaire aujourd'hui

 

  • Aux Etats-Unis : le nouveau mouvement sanctuaire

La continuité du mouvement des années 1980

            Le mouvement sanctuaire connaît une nouvelle réalité aux Etats-Unis depuis 2007. Si les immigrés ne sont pas tous persécutés par le gouvernement de leur pays, ils vivent une autre forme de violence, économique, qui les oblige à aller chercher une sécurité économique dans un autre pays. Les raisons de leur venue ne correspondent plus aux critères de demande d'asile politique. Néanmoins, l'insécurité économique vécue dans leur pays les oblige à chercher l'asile au sens le plus commun : un refuge.

            Le maire de San Fransisco a récemment réaffirmé l'engagement de la ville dans sa dimension sanctuaire. Lors d'une campagne de sensibilisation, il a confirmé le principe d'un libre accès aux services municipaux pour toutes les personnes, quelle que soit leur situation administrative.

            Les congrégations religieuses s'organisent à nouveau, affirmant encore l'importance de mettre en valeur ces personnes, de déclarer publiquement leur identité et de montrer comment ces familles sont traitées. Elles désirent ainsi sensibiliser la population, créer un débat public. Pour cela, elles proposent plusieurs manières de s'organiser, comme la mise en place de  forums-débats, ouverts à tous, où les personnes immigrées peuvent partager leur expérience et les participants peuvent chercher des solutions alternatives fondées sur des valeurs religieuses. Elles proposent de même d'organiser des tables rondes réunissant des membres de communautés religieuses afin d'échanger leurs réflexions sur les actions à engager.

 

Un nouveau contexte, de nouveaux enjeux

            Ce nouveau mouvement sanctuaire va devoir faire face à une nouvelle réalité. Depuis quelques temps, un fort mouvement anti-immigration lui aussi s'organise, influençant le débat populaire. De plus, la cour de justice compétente pour les questions d'immigration refuse aujourd'hui de réétudier certaines décisions, ce qui rend plus difficile la défense des immigrés par les avocats.

            Malgré tout, le mouvement est devenu plus sophistiqué dans leur stratégie de pression et de sensibilisation de la population.

 

  • Au Royaume-Uni : les villes sanctuaires[2]

La naissance du mouvement au Royaume-Uni

            Ce mouvement est né en 2005 dans la ville de Sheffield dans le nord de l'Angleterre, suite à la décision gouvernementale en 1999 de disperser les demandeurs d'asile dans plusieurs villes au Royaume-Uni. Un groupe de personnes a cherché à sensibiliser les acteurs locaux de la ville (entreprises, associations, écoles) à la situation des demandeurs d'asile et des réfugiés, afin de soutenir le projet d'une résolution affirmant que la ville accueillait avec bienveillance ces personnes. C'est le soutien du conseil municipal à ce mouvement qui officialisa en 2007 Sheffield comme la première ville sanctuaire du Royaume-Uni. Depuis 2007, 15 villes du Royaume-Uni s'organisent et travaillent pour devenir ville sanctuaire.

 

Les caractéristiques du mouvement

            Ce mouvement vise à « bâtir une culture d’hospitalité municipale envers ceux qui sont à la recherche d’un sanctuaire au Royaume-Uni, d’éliminer les idées fausses qui existent autour des réfugiés et au contraire de créer un environnement de soutien, de sympathie et de compréhension de leur réalité ».[3]

            La première caractéristique d'une ville sanctuaire est la valorisation de la participation des réfugiés et demandeurs d'asile à l'activité de la ville. Cette valorisation est mise en œuvre par une mise en lumière des apports bénéfiques de la participation des réfugiés et demandeurs d'asile au sein de la ville mais aussi par une mise en pratique de leur participation. Ces personnes sont par exemple invitées à proposer des solutions d'amélioration de l'accueil des étrangers.

            La participation des réfugiés et demandeurs d'asile au sein des villes sanctuaires permet une sensibilisation de la population. L'interaction directe des réfugiés et demandeurs d'asile avec la population locale permet une intégration facilitée et pacifiée au sein de la ville.

            Pour les villes sanctuaires, ce mouvement permet de donner une autre dimension à la notion d'hospitalité. L'hospitalité devient valorisée et positive et rend les villes fières de leur accueil : elles sont plus accueillantes pour les nouveaux arrivants et tirent avantage de leurs contributions pour devenir une ville plus dynamique et inclusive pour toute la population.

 

Les difficultés à devenir ville sanctuaire

            Une ville ne peut devenir sanctuaire que si l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile est une préoccupation de la population et que cette préoccupation s'inscrit dans une tradition de la défense de ces populations.

            Même si dans la ville une certaine culture de l'hospitalité existe déjà, l'officialisation de cette hospitalité nécessite une sensibilisation de la population, pour remettre en question leurs représentations sur les réfugiés et les demandeurs d'asile. Ainsi, des actions novatrices doivent être pensées pour que les citoyens remettent en question leur opinion. A Sheffield, cela s'est notamment réalisé par des sous-verre dans les bars et cafés de la ville, des posters dans les entreprises, etc.

            Ce mouvement a été critiqué, avançant l'argument d'un idéalisme qui ne peut être atteint. Les villes sanctuaires, au contraire, ne considèrent pas que l'hospitalité soit un but à atteindre, mais que c'est la mise en processus de cette hospitalité qui compte. Cette mise en processus au niveau local peut avoir des répercussions au niveau national et ainsi influencer les politiques de l’État quant à l'accueil de ces populations. La démonstration d'un soutien de la population locale aux réfugiés et demandeurs d'asile permet une dynamique ascendante de la problématisation de la situation de ces personnes plutôt que la mise en place de politique descendante.

 

Les villes sanctuaires se définissent elles-mêmes

            Trois grands principes définissent le mouvement des villes sanctuaires. C'est un mouvement populaire qui travaille en créant des opportunités de rencontre entre la population locale et les personnes recherchant l'asile et qui offre une vision positive de la culture d'hospitalité pour ceux qui ont besoin de sécurité. Ainsi, le mouvement ne désire pas influencer directement le débat public (par des groupes de pression ou des campagnes anti-déportation), mais indirectement par le biais d'un changement culturel.

 

            Quatre critères principaux sont mis en avant pour définir une ville sanctuaire :

  1. Une résolution de soutien de la part d'un nombre significatif et représentatif de groupes et d'organisations
  2. Le soutien et l'implication de communautés locales de réfugiés et la représentation des réfugiés dans le groupe de travail local de mouvement
  3. Une résolution de soutien de la part du conseil municipal ou d'une l'autorité administrative locale
  4. Une stratégie, en accord avec la plupart des organisations de soutien, de développement d'une meilleure intégration des réfugiés et des personnes recherchant l'asile.

 

            Le site internet du mouvement (http://www.cityofsanctuary.org/) donne aussi quelques exemples d'actions qui favorisent la reconnaissance de ces critères et principes comme dynamique sanctuaire de la ville.

  1. Des ateliers dans les écoles sur les questions de sanctuaire
  2. L'organisation d'événements favorisant l'interaction entre la population locale et les personnes recherchant l'asile
  3. Concerts et films réalisés par des artistes réfugiés
  4. Travail avec les média locaux pour rendre public des histoires positives de personne cherchant l'asile.
  5. Des réceptions municipales pour les nouveaux arrivants de la ville
  6. L'implication des communautés de réfugiés dans les festivals et les événements culturels
  7. Des stages volontaires pour les réfugiés et les demandeurs

 

Le processus pour devenir ville sanctuaire

            Il est déterminé sur le site internet du mouvement City of sanctuary. Globalement, il s'agit pour les villes voulant devenir villes sanctuaires de développer ses propres objectifs et stratégies afin de répondre aux critères ci-dessus. Un contact avec le groupe national du mouvement est maintenu afin de partager des compte-rendus sur les idées, les programmes et les ressources. Après avoir atteint ses objectifs initiaux, la ville voulant devenir sanctuaire envoie un rapport au groupe national et propose son lancement en tant que ville sanctuaire. Après d'éventuels échanges sur des aspects à améliorer ou à préciser, le groupe national donne son accord pour le lancement de la ville en tant que sanctuaire. Cette reconnaissance n'est pas une finalité et la ville doit constamment développer et améliorer les conditions d'accueil des réfugiés et demandeurs d'asile.

 

            Le mouvement de villes sanctuaires eu Royaume-Uni possède un comité composé notamment de conseillers municipaux, d'un avocat spécialisé dans les droits de l'homme et la demande d'asile, de réfugiés et de directeurs d'organisations. Le mouvement possède des locaux dans un grand nombre de villes au Royaume-Uni.

 


[1]The Underground Raildroadétait un réseau informel de routes secrètes et de maisons refuge qui permettaient aux esclaves noirs des États-Unis de s'enfuir vers des États libres ou vers le Canada.

[2]Les informations de cette partie sont extraites de l'article de DARLING Jonathan, BARNETT Craig, ELDRIGE Sarah, « Ville sanctuaire – une initiative accueillante eu Royaume-Uni », Déplacement en milieu urbain, RMF 34,

[3]http://citiesofmigration.ca